Le 30 décembre 2006, il y a un an, Saddam Hussein était pendu pour l'ensemble de son oeuvre...
...et moi j'arrêtai de fumer selon l'excellent principe - considérais-je alors - que c'était plus dur pour lui que pour moi.
Un an plus tard j'ai repris la cigarette - en fait des cigarillos Café Crème - et lui n'est pas ressuscité.
Dans deux jours on ne pourra plus fumer, en France, dans aucun lieu public, et là je crains que ça devienne plus dur pour moi que pour lui.
On est bien peu de choses...
dimanche 30 décembre 2007
jeudi 27 décembre 2007
Benazir
J'ai rencontré la Bégum Bhutto pour la dernière fois il y a une vingtaine d'année pour un numéro spécial de L'Express. C'était à Islamabad, la capitale politique du Pakistan. Elle était alors dans l'opposition et espérait revenir au pouvoir pour la troisième fois.
Mais les accusations de corruption qui pesaient sur sa tête devaient l'empêcher de redevenir premier ministre. Définitivement, on le sait aujourd'hui.
Elle n'était pas meilleure ni pire que les autres politiciens de la région. Elle était femme ce qui, même dans un pays musulman, n'était pas une nouveauté puisque deux Bégum avaient déjà été à la tête du gouvernement du Bangladesh, l'ancien Pakistan oriental. Elles s'étaient d'ailleurs joyeusement combattues alors, ne renonçant à aucune des perfidies auxquelles leurs collègues masculins recourent volontiers. Comme quoi, le sexe ne fait rien à l'affaire, et c'est le pouvoir et l'appétance du pouvoir qui déterminent l'action politique.
Toutes les femmes dirigeantes politiques du sous-continent indien ont d'ailleurs accédé au pouvoir autant par leur filiation - ou leur mariage - que par leurs qualités propres. C'était vrai en Inde comme au Pakistan et au Bangladesh (Indira Gandhi fille de Nehru, Benazir fille de Zulfikar Ali Bhutto, les Begums bangladeshis, Khaleda Zia veuve de l'ex-président Zia et Hasina Wazed fille de Mujubur Rahman) ainsi qu'au Sri Lanka (Mme Bandanaraike, veuve d'un premier ministre assassiné).
Mais les accusations de corruption qui pesaient sur sa tête devaient l'empêcher de redevenir premier ministre. Définitivement, on le sait aujourd'hui.
Elle n'était pas meilleure ni pire que les autres politiciens de la région. Elle était femme ce qui, même dans un pays musulman, n'était pas une nouveauté puisque deux Bégum avaient déjà été à la tête du gouvernement du Bangladesh, l'ancien Pakistan oriental. Elles s'étaient d'ailleurs joyeusement combattues alors, ne renonçant à aucune des perfidies auxquelles leurs collègues masculins recourent volontiers. Comme quoi, le sexe ne fait rien à l'affaire, et c'est le pouvoir et l'appétance du pouvoir qui déterminent l'action politique.
Toutes les femmes dirigeantes politiques du sous-continent indien ont d'ailleurs accédé au pouvoir autant par leur filiation - ou leur mariage - que par leurs qualités propres. C'était vrai en Inde comme au Pakistan et au Bangladesh (Indira Gandhi fille de Nehru, Benazir fille de Zulfikar Ali Bhutto, les Begums bangladeshis, Khaleda Zia veuve de l'ex-président Zia et Hasina Wazed fille de Mujubur Rahman) ainsi qu'au Sri Lanka (Mme Bandanaraike, veuve d'un premier ministre assassiné).
jeudi 24 mai 2007
Colombani
Il y a quelque chose de pathétique dans la façon dont Jean-Marie Colombani, le patron désavoué du Monde, tente de sauver le poste qu'il occupe depuis plus d'une décennie.
Son maintien à la tête du Groupe clairement rejeté par les Sociétés des Rédacteurs du Monde et de Télérama, il argue d'un soutient des rédactions "à la majorité relative" pour contourner un vote qui est pourtant conforme à la "Constitution" du Monde. Et tout ça au nom de l'indépendance du journal que lui seul serait en mesure de garantir.
Ce défenseur de la moralité publique qui n'a de cesse de dénoncer, avec raison, les abus de pouvoirs - politiques autant qu'économiques - refuse de se soumettre à une loi qu'il a lui même fait voter. Il s'aligne ainsi sur l'attitude des patrons de droit divin, des despotes prétendument éclairés qui ne supportent pas de voir leur action remise en cause.
A posteriori il donne ainsi raison aux critiques du tandem Péan/cohen, auteurs de "La face cachée du Monde" , qui dénonçaient à la fois son pouvoir personnel, son clanisme et son affairisme, une vision alors vivement dénoncée par les colombanistes mais aujourd'hui pleinement et malheureusement confirmée.
Son maintien à la tête du Groupe clairement rejeté par les Sociétés des Rédacteurs du Monde et de Télérama, il argue d'un soutient des rédactions "à la majorité relative" pour contourner un vote qui est pourtant conforme à la "Constitution" du Monde. Et tout ça au nom de l'indépendance du journal que lui seul serait en mesure de garantir.
Ce défenseur de la moralité publique qui n'a de cesse de dénoncer, avec raison, les abus de pouvoirs - politiques autant qu'économiques - refuse de se soumettre à une loi qu'il a lui même fait voter. Il s'aligne ainsi sur l'attitude des patrons de droit divin, des despotes prétendument éclairés qui ne supportent pas de voir leur action remise en cause.
A posteriori il donne ainsi raison aux critiques du tandem Péan/cohen, auteurs de "La face cachée du Monde" , qui dénonçaient à la fois son pouvoir personnel, son clanisme et son affairisme, une vision alors vivement dénoncée par les colombanistes mais aujourd'hui pleinement et malheureusement confirmée.
mercredi 23 mai 2007
Un blog pour quoi, pour qui ?
Un blog pour informer ou un blog pour commenter ?
Un blog pour débattre ou un blog pour se défouler ?
Un blog pour soi, ou un blog pour les autres ?
Un blog pour débattre ou un blog pour se défouler ?
Un blog pour soi, ou un blog pour les autres ?
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